En haut des vagues

Présentation

 

 

 

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Des villes, un homme et des gens ailleurs. Qu'ils soient en carton ou de chair, ils sont les témoins prévilégiés de notre ère.

Je vais tenter de les approcher et de les suivre jusqu'au bout de la route...

 

Matteo Clavel

 

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28 octobre 2017

ETRETAT, HISTOIRE D'UN GOLF

 

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 C'est un bord de mer coincé entre deux terres.

Le doux parfum du large qui appelle les trois mats

Quatre quart de sel, de grain, de vert et d'ambruns.

Ses silences britanniques à l'heure du thé de cinq heures

Auraient pu plaire à six Arsène Lupin un soir de gala.

De falaises au septième ciel, il n'y a qu'un pas à frémir.

Au trou numéro huit, mon drive se mêle aux goélands cendrés

Qui s'amusent de moi et de mon swing tout neuf. 

Je compte jusqu'à dix et me voilà, les yeux rivés en amont de l'aval,

A me prendre pour le capitaine d'un onze de France vaillant

Malgré le poids de mon sac qui m'entasse en remontant le douze.

Et puis, il y a le vent. Aussi craint qu'un vendredi treize d'infortune.

Hilare, il peut nous rendre fou, hagard, tel un soldat de quatorze.

Il est quinze heures, le panorama s'exil au delà des lierres et

Etretat se fait plus subtil, nous force à rendre les armes ; à sa main.

Seize, dix sept quand le dix huit nous déclame un ultime effort, encore.

Et il sera temps de redescendre vers cette mer coincée entre deux terres...

 

   

 

  

 

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LES CRACHEURS DE CHARBON

 

C'est une idée dans l'air, quelques mots posés sur une note embrouillée par les confessions d'un fou. Le désenchantement laisse tout d'un coup place à l'ivresse malhabile, celle qui vous rend aussi gai qu'un gamin découvrant son GI Joe sous les branches du sapin de noel. On grelotte à chaque fois que le train passe trop près de nous et on trouve toujours à dire quand le fond de la piscine n'est pas clair ; ah qu'il est beau ce petit bout de piste... Si beau qu'il donne envie de se pendre par les deux bouts. On se parfume, on s'épile, on se caresse dans le sens du vent, on se complimente sur nos trésors, qu'ils soient cachés mais surtout bien voyants ; c'est la course aux caprices. Et on préfère se regarder de travers et fuir à la première incartade que cela donne envie de descendre dans la mine rejoindre les cracheurs de charbon, de les suivre là où le soleil n'a plus son mot à dire.

Je me suis essayé aux joies des relations harmonieuses et délicates, à jouer au mari modèle qui ajuste sa cravate avant d'acquiesser les sermons des esthètes bipolaires à l'encre de chine. C'était le défi qui m'était imposé chaque jour et qui me ramènerait à m'ennuyer de tout et pour tout. Que diable fait on ici ??? L'atomne ne sert qu'à ramasser les tourments d'un été passé à repeindre sa carcasse à coups de transats de sable et de cocktails citronnés, une saison qui s'amuse à feindre la réalité des choses : attendre, toujours attendre.

Une femme qui pleure dans les bras de son amant car elle ne veut pas rentrer retrouver celui qu'elle a pourtant choisi, elle ne sait plus comment faire avec lui mais lui, l'attend avec son courage dans un bras et avec une souffrance dans l'autre, un périple qui ne connaîtra jamais sa fin. L'hiver arrive et avec lui ce froid glacé qui vous rentre les rotules jusqu'au sang. Son avatare gonfle les rangs de la file qui file aussi vite qu'elle est venue, là bas au delà des miroirs sans pain. J'essuie mes chaussures usées et usantes sur ce vieux tapis de mon bar préféré. C'est encore ici que je me sens en phase avec mes sentiments. L'odeur du fromage sur la salamandre, le bruit des glaçons dans les cubes de verre, la mousse soyeuse et fraîche de cette pression que je vais déguster d'un trait... Un certain attrait qui retient toutes mes attentions. Un refuge dans la ville, un alibi pour aller mieux, le confort à portée de la moindre paresse. 

Passez votre chemin diront certains !!! Qu'ils crèvent où qu'ils se barrent !!! J'en reprendrais bien une autre... Et une autre...

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COURAGE ! FUYONS !

 

C'est un passage obligé, rampe de lancement pour cosmonautes en pantalons à pinces et en bas résilles. On s'arrête au feu rouge, histoire de se mettre au même niveau les uns des autres en prenant bien soin de ne surtout pas se croiser. Il ne faudrait pas que l'on se confonde, non mais ! Les pare chocs s'embrassent aux sons des moteurs qui vrombissent, la pluie qui tombe accentue ce tableau de guerre civile déconnecté et sans queue ni tête. De drôles de zigotos organisent à bras levés, un concert de quolibets quand une voiture de la force publique arpente devant eux ce bitume qui leur est si cher. Un homme barbu, dont la somnolence n'est plus de mise tant son sang pourrait s'enflammer au premier sifflet d'un coup de briquet, s'invite aux conversations aux terrasses des cafés. Ca devait être un intellectuel au temps jadis, ses sophismes orgueilleux en désabuseraient certains, ces gros pleins de soupe aux portes monnaie aussi lourds que des cailloux de Cayenne, les seigneurs sans royaumes.

Cette ville me fait peur car elle grandit trop vite et je sais déjà que je ne pourrais pas la rattraper. Rien qu'un instant et se reposer, rien qu'une respiration pour stopper l'hémoragie interne qui gronde en moi. Les néons des bannières made in USA me rappellent que nous sommes des êtres de biens et de riens, ces tous petits tracas qui nous fracassent le crâne : est ce que les bottes Gucci seront encore à la mode samedi prochain ? Est ce que mon Ipad pourra bientôt remplacer ma fiancée ? Le progrès entraîne le progrès... 

La concierge de mon immeuble avec ses chaussons feutrés à carreaux en pics, répète inlassablement ses gammes à raison de trente battements de balais à la minute et ce depuis des lustres et des lustres. Un travail de fourmi dans une monde de géants et pourtant elle continuera sans cesse à faire luire ces cinq mètres carrés que les locataires ou proprios investissent chaque jour. Le cigales et la concierge, voilà une bien jolie fable moderne. Je me délecte de contempler ce complot à échelle humaine et sacrément intempestif. Mes yeux dégustent et mes narines se remplissent ce cet ère qui m'attire et me rend si nerveux. Les témoins de l'ancien monde en seraient baba je crois.

Le ciel semble insensible à tout ce rafut mais il est toujours là aux premières loges, fan de la première heure. Le feu passe au vert, le labyrinthe se fait plus courtois envers ses redoutables adversaires. Me voici à contre sens et rien ni personne ne le verra. Le progrès entraine le progès et la fourmi est si belle aujourd'hui...

 

 

 

 

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UN BON GOUT DE PARADIS

 

J'aimerais avoir les tempes grises et le regard fatigué. J'aimerais m'assoir sur un banc et regarder les enfants jouer à se prendre pour Messi ou Ronaldo. J'aimerais pouvoir hurler quand bon me chante et où que je sois. J'aimerais déguster ma bouteille de vin à six heures du matin si j'en ai envie. J'aimerais râler dès que Mme Martinez me demandera comment je vais. J'aimerais emmerder les gens dans les rames de métro avec mon vieux pull et mon eau de Cologne de supermarché. J'aimerais faire du lèche vitrine avec mes bons de réduction qui squattent ma boite aux lettres. J'aimerais caresser mon chat et le laisser dormir près de moi. J'aimerais faire ma sieste devant France 3 après avoir englouti mon hachis parmentier sous vide. J'aimerais pouvoir me souvenir de mes beaux moments féminins, ceux qui ont le goût du fruit défendu. J'aimerais attendre la mort avec des yeux d'enfants. J'aimerais savourer mes ultimes instants, leurs photos plein la tête. J'aimerais suivre mes ancêtres et leur tapoter l'épaule pour leur proposer un dernier verre. J'aimerais qu'on me laisse enfin tranquille, seul, avec ma liberté. J'aimerais déjà être demain avant qu'il ne soit trop tard.  

 

 

 

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LE JARDIN

 

Il faut parfois se perdre pour mieux se trouver et apercevoir ce que l'on a toujours recherché, jusqu'aux limites de notre mémoire vive,, de nos souvenirs d'enfant. Debout dans les dédales de ciment et de bâtisses historiques, je déambule incrédule et sûr de mon aléatoire orientation. Je n'ai jamais été doué pour consulter ma boussole, je me suis tellement égaré que cela en devient risible ; surtout à mon âge. Voir pour croire me disait une jolie dam oiselle qui était aussi paumée que moi, il me semble qu'elle le soit encore aujourd'hui..

Je croise les embruns d'un café serré servit à la va vite pour des touristes en manque d'images de photographies numériques et qui n'ont qu'une hâte : poster sur leur facebook la dernière pâtisserie à la mode de chez nous. Les pigeons entament leur ronde de jour, anonymes éléments du décors qu'ils fréquentent depuis la chute de l'Empire. La volaille en vitrine, la jonquille en terrasse, le débardeur sous cadre, l'horloge en comptoir suisse ; tout est bien en place et prêt à s'accorder pour le plus grand bonheur des citadins mécaniques. La chasse est ouverte !

Les filles portent leurs tignasses à l'abri des silences de chacun tandis que certains hommes se fichent bien des rançons du succès tellement leurs aparats dénotent des codes arbitraires modulaires ; j'en fait partie et c'est mieux ainsi. Un bouquin à la main, un cycliste en location évite des enfants qui traversent pour aller s'entrainer en jean Armani jusqu'à la fin de matinée. Risqué. Rien ne semble pouvoir contrarier ce cortège apaisant aux couleurs d'une tranquillité de façade.

Alors on se prépare à sortir pour pouvoir jouer notre numéro et montrer que nous aussi nous avons les armes pour demeurer au sein du troupeau. On remonte nos cols de chemises, on sublime nos soutiens gorges pendant que les patrons tirent les ficelles et leurs parachutes dorés en ricanant comme des sales gosses des boites à Bac.

C'est un petit bout de cette ville qui tend tellement à plaire qu'elle en oublie ses trésors. A nous d'en tirer les conséquences pour ne pas perdre ce qu'il y a de plus beau en nous, pour ne pas ressembler qu'à des pantins de bas étage. Juste se rappeler ce pour quoi nous sommes réunis : vivre, seulement vivre. Et c'est ce que je tente de faire dans mes Converse et ma chemise froissée dans ce jardin de l'Hôtel-Lamoigon.

 

 

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LA RUE QUI PENCHE

C'est un village en hauteur accroché au bitume chaud et colérique de la grande lutèce, une ville parmi la ville. On y croise des enfants sans attaches qui se raclent aux trottoirs, la tête en avant. Leurs parents, trop occupés à chiner pour leur intérieur marginal, en oublient leurs belles promesses. 

Les bobos, les zozos et le cas sociaux se mélangent comme si de rien n'était, simples figurants d'un journal quotidien. Ces premiers pas loin de chez moi resteront pour toujours dans le creux de ma mémoire. Debout dans cette rue qui penche, je me sentais enfin devenir quelqu'un.

On peut aller prendre un verre contre quelques sous et dévorer un farci dans un chou du soir au matin. rencontrer à la laverie des impressions du Mali, des étoffes à l'indienne, entre les slips de la ménagère et les maillots de corps du grand père, pendant qu'une doudou feuillette son panier en osier troué. Dans cette rue qui penche, même les éclopés marchent droit.

Sur la place, l'église déclenche ses heures à l'emporte pièces tandis que les dandys soûlards attendent en fumant les derniers mégots d'une nuit agitée l'amertume du premier café, celui qui rappelle que le matin est arrivé. Les chiens pissent sur le store du marchant de fleurs, eux sont ne se soucient pas des râleurs que nous sommes, remuant la queue à tout bout de champ ils reniflent leur bonheur. dans cette rue qui penche, je suis de bonne humeur, un homme meilleur.

C'est un village en hauteur accroché par les toits aux cumulo nimbus qui s'amusent à nous regarder nous prendre les artères et les coeurs, on parait si frêles vu d'en haut. Qu'importe, l'important est ailleurs.

 

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CONFESSIONS D'UN MORT VIVANT

Un orage qui décline au dessus de moi et me revoilà revenu à mon point de départ. Solidement installé avec mes incertitudes, je me laisse aller à me prendre les pieds dans des plats que je ne digère pas. Peu à peu, je m'enfonce et j'ai l'impression que rien ni personne ne viendra ma sauver. Itinéraire à débit immédiat, ce n'est pas ce que j'attendais mais il me faut enfin voir la vérité en face, crue, noire et imperturbable ; mes choix ont tous été une lente agonie, laquelle je ne peux combattre. En tout cas pas maintenant. Alors je rumine ma colère, je balbutie mes enfants, j'enrage et je crie. Je me paie un concerto pour non voyants, pour ceux qui remontent la grande Ourse à contre sens. Il y a comme un sentiment de largage des amares qui survole mes montagnes aux cimes brûlantes la tout saupoudré d'une drôlerie pré pubaire et effrayante tant elle semble sans fin.

Je me redécouvre en amant à cinq doigts, à jouir sur des souvenirs qui s'éffritent comme ce papier hygiénique qui inonde mon appartement. Il ne manque plus que le Biactol et les carnets de correspondances cachés au nez et à la barbe de mes parents absents pour être quinze en arrière. J'ai ce sale goût dans la bouche qui me donne envie de vider mon estomac sur mes pieds nus et de rêver à autre chose, à un autre endroit. Les femmes j'ai aimé n'ont jamais été les bonnes, elles ont ravagé une à une les dernières touffes d'herbes de mon champs en friches. C'est la canicule qui m'encule à sec et bien profond. Mais pas question de pleurer sur mon sort qui ressemble à tant d'autres ; je préfère croire en un monde meilleur qui saura m'accueillir comme je suis, sans jugemets hâtifs, sans peurs et sans ces putains d'artifices qui m'ont bouffé la vie. Ici est jadis et je dois déguerpir pour de bon. Je vais prendre le bus numéro onze qui file à toutes ber zingues sur le boulevard des encombrants. Auparavant j'irai cracher sur vos mégots, j'irai briser vos vernis à ongles et je ferai de la balançoire sur vos promesses en carton.

Laissez moi à présent vous hair en silence, il ne me reste plus que ça.

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DRIIIIIING

 

C'est une journée ordinaire, celle qui ressemble à toutes celles qu'on a déjà croisé un jour sur le bord du coude avec ses mauvaises fréquentations et ses sonneries en quinconce. Les couples empochent leur combiné urbain et s'étirent jusqu'aux ultimes tourbillons de ces chiffres qui démontent le temps, on court pour ne pas se sentir en porte à faux. Quelqu'un du troisième ne prend même pas le temps de faire couler l'eau sur sa peau encrassée de la veille, il est sorti de son rêve un peu trop tard et ne peut se permettre d'arriver en retard une deuxième fois cette semaine. On ne rigole pas avec ces choses là. Le laitier ne livre plus qu'au marché Franprix mais les palettes de condiments en boite bloque le passage, il faudra trouver un autre chemin pour engloutir ses céréales. Ça crie, ça pleure, ça trique dur, c'est la lessiveuse qui se croit à Beyrouth un soir de carnage. Le gel sur les cheveux, chacun prend soin de paraître aussi beau qu'à la télévision et les marchands de crèmes miracles se frottent les mains : mesdames ont encore bien respecté les consignes de masse, se tartiner la tronche comme on beurre une tartine pour que les rides s'évaporent ! Magique ! Le tout sous contrôle d'huissiers en blouse blanche ; la révolution est en marche bien gardée.

On s'entre croise et se croit sans pain au chocolat tandis qu'on traine son gamin par le col de sa veste, nous n'avons plus que deux minutes trente sept avant l'échéance blindée. Mon chat termine son entrée avant d'entrée en scène de repos. Tout ceci ne lui plaît guère alors il s'endort encore sur le pantalon que j'ai tenté de rendre présentable, avec des poils à moustaches la tâche ne sera pas aisée. Les portes claques à tout va, c'est le principe même de ces matins de travail. Se plaindre et courir pour rattraper les instants perdu à succomber aus soubresauts de cette nuit qui n'aura pas été encore tendre avec nous. Bienvenue au paradis des pas perdus, ne soyez pas trop durs avec nous, on fait ce qu'on peut avec le peu de racines qu'il nous reste. Bientôt nous devrons cesser de fuir et renverser la tendance pour ne pas finir comme ces héros qui recouvrent les affiches publicitaires : aussi lisses et froids que ce qu'ils nous proposent. Peut être vaudrait-il mieux couper les ponts et repartir de zéro...

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SUR L'EPAULE

 

Ce n'est pas un roman à l'eau de rose et certainement pas un magazine pour les amateurs de grosses cylindrées, ce ne sont que des mots écrits sur un mur en béton désarmé par des belles perdues. Un vrai carnage où seuls le sang et les larmes ont fusil sur l'épaule et dégainent sur tout ce qui bouge. La pitié gît sur le sol, les âmes quittent la terre et les morts se comptent par centaines. Demain, les trains recevront l'ordre de rester en gare, laissant les voyageurs et leurs rêves au fond du tiroir, à se promettre que le prochain trajet sera le bon. Une nuit pour ressembler à quelqu'un et trois pour se dire que tout est à refaire, encore.

La lune nous éclaire pour nous plaire, ses satellites nous font de l'oeil tant bien que mal sauf que nous les ignorons, nous leur faisons croire qu'on les regarde de nos yeux d'enfants mais il n'en est rien, nous sommes déjà passés à autre chose ; quelque chose de nouveau, nous n'aimons pas quand ça dure trop longtemps. Ce n'est pas un roman et l'écrivain a laissé son chevet à portée de tir, plus que quelques heures et la cible sera atteinte, plus que quelques heures avant de refermer ce chapitre qui sent bon le souffre et l'orient. 

Que pourrissent les gens s'ils n'ont rien à dire...

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