Ce n'est pas un roman à l'eau de rose et certainement pas un magazine pour les amateurs de grosses cylindrées, ce ne sont que des mots écrits sur un mur en béton désarmé par des belles perdues. Un vrai carnage où seuls le sang et les larmes ont fusil sur l'épaule et dégainent sur tout ce qui bouge. La pitié gît sur le sol, les âmes quittent la terre et les morts se comptent par centaines. Demain, les trains recevront l'ordre de rester en gare, laissant les voyageurs et leurs rêves au fond du tiroir, à se promettre que le prochain trajet sera le bon. Une nuit pour ressembler à quelqu'un et trois pour se dire que tout est à refaire, encore.

La lune nous éclaire pour nous plaire, ses satellites nous font de l'oeil tant bien que mal sauf que nous les ignorons, nous leur faisons croire qu'on les regarde de nos yeux d'enfants mais il n'en est rien, nous sommes déjà passés à autre chose ; quelque chose de nouveau, nous n'aimons pas quand ça dure trop longtemps. Ce n'est pas un roman et l'écrivain a laissé son chevet à portée de tir, plus que quelques heures et la cible sera atteinte, plus que quelques heures avant de refermer ce chapitre qui sent bon le souffre et l'orient. 

Que pourrissent les gens s'ils n'ont rien à dire...