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 C'est un bord de mer coincé entre deux terres.

Le doux parfum du large qui appelle les trois mats

Quatre quart de sel, de grain, de vert et d'ambruns.

Ses silences britanniques à l'heure du thé de cinq heures

Auraient pu plaire à six Arsène Lupin un soir de gala.

De falaises au septième ciel, il n'y a qu'un pas à frémir.

Au trou numéro huit, mon drive se mêle aux goélands cendrés

Qui s'amusent de moi et de mon swing tout neuf. 

Je compte jusqu'à dix et me voilà, les yeux rivés en amont de l'aval,

A me prendre pour le capitaine d'un onze de France vaillant

Malgré le poids de mon sac qui m'entasse en remontant le douze.

Et puis, il y a le vent. Aussi craint qu'un vendredi treize d'infortune.

Hilare, il peut nous rendre fou, hagard, tel un soldat de quatorze.

Il est quinze heures, le panorama s'exil au delà des lierres et

Etretat se fait plus subtil, nous force à rendre les armes ; à sa main.

Seize, dix sept quand le dix huit nous déclame un ultime effort, encore.

Et il sera temps de redescendre vers cette mer coincée entre deux terres...